Si tu savais combien je pleure, tant je voudrais que le monde s'arrête de tourner pour pouvoir enfin arrêter de t'aimer. Tu m'pompes tout ce que j'ai, tu sais ? Tu prends tout, pour tout remplacer par toi-même. Tu remplaces ma vie par la tienne, petit à petit. Je commence à ne vivre que pour toi, que pour te voir & te parler. Je ne pense même plus à moi, je ne vis qu'en fonction de toi. C'est pas une vie, c'est d'la torture morale. Tu me fais pleurer, parce que je ne te comprends pas. Je ne comprends rien. Mais pourtant, je sais que toi, tu n'vivras sans doute jamais pour moi. ça j'le sais & c'est pour ça, que je pleure. Je pleure aussi, parce que j'ai peur. J'ai peur de te perdre. C'est vrai, en fin de compte, mes chaines n'ont aucun effet sur toi. Aucun, et j'ai peur de te perdre. J'ai peur de perdre ma vie qui n'est faite que de toi. Tu es tout ce qui compte, tout ce que j'espere, tout ce dont je rêve, tout ce que je veux & tout ce que je n'aurai sans doute jamais. Et pourtant, je continue à souffrir, au lieu de me dire que c'est impossible, je continue à espérer & rien ne me fait plus souffrir. C'est de ma faute, pas de la tienne, si tu me files entre les doigts. Je le sais, comme à chaque fois. Mais je ne sais rien faire pour te rattraper. Ta vie n'a aucune envie de se rattacher à la mienne, alors que c'est ce que je désire le plus au monde. Tu vois, tu es tout pour moi. Alors qu'au final, tu n'es rien. Mais que serait le mystère de l'amour s'il devenait explicable. Et pourtant, je me borne à m'expliquer, je me borne à le prouver, je me borne à prouver qu'il est réel malgré son milieu. Je sais que je dis vrai, je sais que je t'aime. A force, je deviens comme toi. Pas parce que je le veux, mais parce que je t'aime. T'es mon modèle, j'aime ce que tu aimes, j'aime ce qui viens de toi. Même si je n'aime pas, je sais que je finirai tôt ou tard par l'aimer. Parce que je sais que je t'aime toi & que tout ce qui vient de toi, je l'aime. C'est pas plus compliqué. Mais moi, je ne suis rien. Je suis autant que c'que toi, tu es réellement pour moi. J'aime un rien qui a pris au fil du temps, une place énorme dans ma vie. J'aime, je sais que je l'aime. Mais putain, que ça fait mal d'aimer. Chaque jour, tu m'détruis de plus en plus. Mais en secret, parce que tu n'vois rien ou peut-être, parce que je n'veux pas que tu vois. C'est vrai, il n'y a rien de beau à voir. Une fille entrain de chialer, mais c'est pas l'image que j'ai envie de te donner. Mais chaque jour, tu m'détruis de plus en plus. J'suis vidée quand ça ne va pas & si tu savais combien je pleure, tant je voudrais que le monde s'arrête de tourner pour pouvoir enfin arrêter de t'aimer.
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